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30.03.2007

Terrorisme : Washington développe ses moyens d’attaque sur le web

L’armée américaine développe discrètement ses capacités de neutralisation des réseaux informatiques de terroristes, dont les sites webs qui glorifient les attaques d’insurgés contre les forces américaines en Irak, selon le quotidien USA Today publié mercredi.

Citant des documents du Pentagone, le journal affirme que l’armée américaine a demandé à des compagnies privées de développer "une gamme complète... de techniques d’attaque de réseaux informatiques".

Géré par le Laboratoire de recherche de l’armée de l’air, ce programme dispose d’un budget de 40 millions de dollars sur quatre ans, selon ces documents.

Le renforcement des capacités d’attaque de l’armée américaine sur l’internet intervient alors que Al-Qaïda et d’autres groupes se battant en Irak et ailleurs ont développé leurs capacités sur l’internet et accru le volume et le perfectionnement de leurs vidéos et de leurs messages.

En février des experts américains sur le terrorisme avaient prévenu lors d’une audition au Congrès que l’internet permettait à Al-Qaïda, même affaibli militairement, de garder contact avec ses partisans et de diffuser son idéologie pour attirer de nouvelles recrues et récolter de l’argent.

"C’est l’internet qui permet aux réseaux djihadistes de continuer à exister malgré la puissance militaire des Etats-Unis", avait déclaré lors de cette audition Rita Katz, directrice du SITE Institute, qui surveille les sites webs extrémistes.

"Vous ne devez pas les laisser faire" sur l’internet, a déclaré à USA Today le général John Davis, à la tête d’un commandement militaire créé pour développer des moyens d’attaquer des réseaux informatiques et basé à l’agence américaine de renseignement électronique (NSA). Le général Davis a refusé de dire si l’armée avait effectivement attaqué des réseaux.

Selon le quotidien, les attaques peuvent consister à éliminer un site web ou susciter des doutes chez des insurgés sur la sécurité de leurs réseaux informatiques.

Selon Ben Venzke de IntelCenter, une compagnie qui surveille des sites webs terroristes, le nombre de vidéos publiées chaque mois par Al-Qaïda sur le web ne cesse d’augmenter, avec un rythme mensuel de 6,8 vidéos à la fin mars 2007, contre un rythme mensuel de 4,8 en 2006.

Les gracques

« Sur les questions économiques et sociales cruciales pour le pays, nous ne retrouvons guère dans ton programme l'esprit des solutions innovantes mises en oeuvre par les partis socialistes aux Pays-Bas, au Royaume-Uni, en Allemagne, en Scandinavie ou ailleurs. » Dans une tribune publiée hier dans Le Point, les Gracques, un groupe de hauts fonctionnaires, patrons de gauche et anciens collaborateurs de gouvernements socialistes, critiquent le programme économique de Ségolène Royal. Ils invitent la candidate du PS à une alliance avec le centriste François Bayrou pour opérer la « modernisation socialement négociée » qu'ils pensent nécessaire à la France. La logique « projet contre projet » est génératrice de « conflits », selon eux. « Dans la campagne des primaires, tu as su conjuguer une sensibilité « blairiste » avec la capacité à entendre et à représenter les souffrances sociales. Dis-nous si cette perspective sociale-démocrate est bien toujours la tienne... », ajoutent-ils. Tout en souhaitant que Ségolène Royal porte cette « recomposition » du paysage politique, ils regrettent la façon dont elle avait répondu à leur première tribune. Elle les avait taxés « d'extrêmement libéraux ». « Passons sur l'anathème des « libéraux » de gauche : si ce sont des socialistes qui savent compter, alors, oui, nous en sommes », glissent-ils. Les Gracques sont polis.

Royal désavouée

Pour la candidate socialiste, les mauvais résultats s’accumulent. Les sondés sont 63% à estimer qu’elle a eu «tort» de faire ses propositions sur le drapeau tricolore au domicile des Français. Pourtant, les sondés sont 16% à juger «prioritaire» et 48% «important» le thème de l’identité nationale. Un thème sur lequel Nicolas Sarkozy est jugé le plus convaincant (30%), devant Le Pen (19%) et Royal (15%).
 
Quant à la proposition de Ségolène Royal de régulariser les parents sans papiers d’enfants scolarisés en France, elle ne recueille que 34% d’opinions favorables. Les Français sont massivement en faveur d’une régularisation au «cas par cas» (71%). Une position sur laquelle la candidate s’est d’ailleurs alignée en début de semaine.
 
Enfin, François Bayrou, qui occupe pour la 7e semaine d’affilée la première place est en revanche approuvé par 55% des sondés lorsqu’il s’inquiète de «l’invasion» des thèmes du Front National dans la campagne. 
 
François Bayrou, candidat à l élection présidentielle 2007

28.03.2007

Bayrou dans le Figaro

LE FIGARO. - Le thème de l'identité nationale s'impose dans la campagne. Quelle est votre position ?
 
François BAYROU. - Dans l'Histoire de France, on n'a jamais cédé à l'exaltation de la nation, y compris le général de Gaulle. Je ne participerai pas à cette course-poursuite dans laquelle sont lancés Le Pen, Royal et Sarkozy.
 
Êtes-vous d'accord avec Ségolène Royal qui veut que les Français mettent le drapeau tricolore à leur fenêtre le 14 Juillet ?
 
Jamais en France il n'y a eu cette obsession du drapeau. Cela, c'est la culture américaine. Ce n'est pas l'État qui doit régir le lien entre le citoyen et la nation. Quand l'État se mêle de la nation, il y a quelque chose de pernicieux. C'est comme si on voulait régir les liens que l'on doit avoir avec sa mère. Chacun honore ou aime sa mère comme il l'entend, chacun aime sa patrie comme il l'entend. Cela fait partie de la liberté.
  
Est-ce choquant de dire qu'il faut chanter La Marseillaise ?
 
Ce qui est étonnant, c'est d'en faire un événement ! Dans nos meetings, nous chantons La Marseillaise tous les soirs, avec affection, et sans affectation. Quand on en fait un argument de communication, il y a quelque chose qui ne va pas.
Pourquoi vous indigner quand Sarkozy propose un ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale ?
 
Quand on met dans la même phrase immigration et identité nationale, on dit quelque chose de très précis pour exciter l'inquiétude d'une partie de la population sur le thème « mon identité est menacée ». Jouer sur cette peur, c'est rendre plus difficile l'intégration.
 
Les Français n'ont-ils pas le sentiment que quelque chose se défait qui touche à la nation ?
 
La France est plus forte que ces candidats ne le disent. Ce n'est pas la nation qui est le problème. Mais la nation a des problèmes, chômage, éducation, culture, exclusion. Traitons ces problèmes qui n'ont jamais été réglés parce que l'antagonisme UMP-PS perpétuel a empêché même qu'on les pose. La France, c'est un peuple heureux d'être Français. Même dans la plus lointaine banlieue, on est heureux d'être Français, on est républicain, on croit à la devise Liberté, Égalité, Fraternité et aux valeurs qu'elle porte.
 
Sur l'immigration, il y a tout de même des inquiétudes qui s'expriment...
 
Bien sûr, ces mouvements d'inquiétude et même de rejet existent. Faut-il pour autant les cultiver ? Se servir de ces sentiments dans la perspective de succès électoraux, c'est éthiquement critiquable et terriblement dangereux. Une partie de la population, 15 à 20 %, est en situation de tension forte sur ces sujets. Il y a désormais pléthore de candidats pour attiser les tensions. Moi je préfère être celui qui rassure et apaise les tensions pour que les Français avancent ensemble.
 
Sur ce sujet, que proposez-vous ?
 
Il faut une action de régulation et de protection des frontières, une action européenne parce que nous sommes dans le système Schengen. Mais attention : on ne maîtrisera jamais les déplacements de population si on ne résout pas les problèmes de pauvreté des pays d'origine. L'urgence de l'urgence, c'est le développement. Je suis pour la protection de l'économie africaine, pour une préférence communautaire africaine et pour un plan Marshall. L'Europe a les moyens d'y contribuer.
 
Et le regroupement familial...
 
Le regroupement familial a été restreint. Beaucoup. A-t-on obtenu les résultats promis ? Appliquons les lois avant de les changer. Évaluons-les, ne faisons pas de la communication à travers les lois. Sarkozy a fait trois lois sur l'immigration. N'aurait-il pas valu en faire une seule, juste et ferme, bien pensée. Qu'est-ce que ça a changé ? Y a-t-il beaucoup moins de sans-papiers en France ? Je n'en ai pas l'impression.
 
Faut-il régulariser les sans-papiers ?
 
Il ne faut pas de régularisation massive, automatique. Ce serait un appel d'air. Je suis pour une politique de régularisation au cas par cas, réaliste, sérieuse. Pour une politique ferme et compréhensive.
 
Êtes-vous d'accord avec Benoît XVI qui souhaite une référence aux racines chrétiennes de l'Europe dans les futurs traités ?
 
Le Pape prend ses responsabilités en tant que pape, et moi, modestement, en tant que citoyen. Il n'y a pas de référence aux racines chrétiennes dans la Constitution française, ça n'empêche pas la France d'être ce qu'elle est dans son histoire. Je pense qu'on ne mélange pas la religion et la loi. Dans l'ordre de la foi, je suis un catholique pratiquant et je l'assume. Par ailleurs, il y a l'ordre de la société, et dans la société, je suis un laïque. Je ne veux pas que la loi traite de la religion. Je ne mélange pas la foi et la loi. Comme le dit l'Évangile, il faut « rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu ».
 
Vous êtes pour l'adoption par les couples homosexuels et contre le mariage gay. N'est-ce pas paradoxal ?
 
Soyons compréhensifs et pas réactionnaires. Quand un enfant est élevé par un couple homosexuel, il n'a de lien juridique qu'avec un seul parent. Qu'arrive-t-il si ce parent meurt ? Je pense qu'il faut reconnaître un lien, non pas de filiation, mais d'éducation vis-à-vis de l'autre parent. C'est possible par le biais de « l'adoption simple » qu'il faudra peut-être adapter. Et je n'ai pas l'impression de secouer les piliers de la société en disant cela. Je ne suis pas favorable au mariage gay, mais plutôt à une union civile qui porte des droits équivalents, notamment de succession.
 
Certains économistes sont sceptiques sur l'efficacité de votre proposition de créer deux emplois sans charge pendant cinq ans.
 
Chaque fois que l'on propose une idée nouvelle, des experts disent que ça ne sert à rien. Leur logique, c'est de ne jamais rien changer. Osez dire aux artisans, aux commerçants, aux chefs d'entreprise que ça ne sert à rien... Vous entendrez leur réponse. C'est une mesure qui pour des centaines de milliers d'entreprises change tout, et qui s'adresse pas seulement aux emplois bas de gamme mais à tous les emplois. Cette mesure sera évaluée au bout de deux ans. On verra qui a raison, des experts ou de la réalité.
 
Le droit du travail est-il, selon vous, un frein à l'emploi ?
 
Le droit du travail, ce doit être l'affaire des partenaires sociaux, branche par branche. Il ne faut pas une chaussure à pointure unique, parce que les pieds ne sont pas à taille unique. Le contrat de travail classique, ce devrait être le CDI avec une période d'essai suffisante, de l'ordre de deux fois trois mois.
  
Votre proposition de « small business act » se heurte à l'opposition de la Commission européenne.
 
Le gouvernement français doit se battre pour ce dispositif, qui existe aux États-Unis depuis cinquante-quatre ans. L'Europe ne doit pas se résumer au culte de la concurrence.
 
Faut-il aller au bout de la fusion Suez-Gaz de France ?
 
Je ne suis pas pour la privatisation de Gaz de France. Quand on voit, en Espagne, l'immense combat autour de l'énergie, avec les risques qui existent dans le secteur du gaz, on voit bien que c'est un secteur où l'État n'a pas à replier son drapeau. À l'origine, j'étais favorable à un rapprochement avec EDF. Mais aujourd'hui, il y a beaucoup de réticences dans les deux entreprises. Est-ce encore possible ?
 
Êtes-vous favorable au projet EPR, le réacteur nucléaire de troisième génération ?
 
Le débat n'a pas eu lieu comme il aurait dû. Cela mérite qu'on regarde si l'EPR est un vrai progrès ou pas. Il faudra conduire le débat à son terme sans tarder.
 
Faut-il interdire les OGM ?
 
Je suis pour un moratoire. Ce qui est frappant, c'est l'absence de parole scientifique sur cette question qui mérite un grand débat. Il faut se tourner vers l'Académie des sciences, vers des experts pharmacologiques, pour que l'Assemblée puisse s'exprimer.
François Bayrou, candidat à l élection présidentielle 2007

Iran/Grande-Bretagne : Tony Blair menace Téhéran qui détient toujours 15 marins britanniques

Le Premier ministre britannique a menacé ce mardi le régime iranien de représailles s’il ne libérait pas les 8 marins et les 7 Royal Marines capturés dans les eaux du Chatt Al-Arab (frontière irako-iranienne). « Ce que nous essayons de faire pour le moment c'est de poursuivre cela par des canaux diplomatiques et faire comprendre au gouvernement iranien que ces gens doivent être relâchés et qu'il n'y a absolument aucune justification à leur détention. J'espère que nous parviendrons à leur faire réaliser qu'ils doivent les libérer. Mais dans la négative, cela va aller vers une nouvelle phase » a-t-il déclaré au cours d'une interview, sans donner plus de détails sur la nature de ces représailles.

Selon un haut responsable iranien qui a requis l’anonymat, les militaires seraient en bonne santé et détenus dans des conditions acceptables. Margaret Beckett, la secrétaire d’Etat britannique aux Affaires étrangères a indiqué que l'Iran ne devrait voir aucune objection à ce que les services consulaires rendent visite aux marins, une requête qui jusqu'à présent a été refusée.

Les militaires britanniques qui ont été enlevés vendredi par les Gardiens de révolutions (force militaire du régime islamique) seraient actuellement retenus prisonniers et interrogés à Téhéran. La Maison-Blanche, par la voie de son porte-parole Dana Perino, a assuré de son soutien Downing Street et s’est dite préoccupée et indignée par la situation.

François Bayrou, candidat à l élection présidentielle 2007

Pékin envisage de développer et construire un avion de ligne gros porteur…

La Chine, quatrième puissance économique mondiale, a donné son feu vert au développement d'un programme aéronautique susceptible de concurrencer les constructeurs occidentaux Airbus et Boeing, confirmant son ambition de ne plus être seulement l'atelier du monde.
(Deutsche Welle, le 19-03-2007)

La Chine entend mettre au point et construire son propre avion de ligne commercial, afin de répondre à la demande croissante stimulée par l'essor économique du pays. Selon l'agence de presse officielle Chine nouvelle, le gouvernement aurait officiellement donné son feu vert au développement d'un avion de ligne gros porteur, ainsi qu'à la mise sur pied d'un constructeur. Pékin aurait affirmé que l'industrie aéronautique chinoise, développée au cours des cinquante dernières années, était prête à mettre au point un tel appareil. Aucun détail n'a été présenté quant à la taille de l'avion et au calendrier prévu, mais un expert cité par l'agence de presse, aurait déclaré que l'objectif est de lancer l'appareil d'ici à 2020. Les compagnies d'aviation chinoises comptent actuellement une flotte totale de plus de 900 appareils, la plupart fabriqués par le constructeur européen Airbus et l'américain Boeing. Les experts estiment que la croissance économique chinoise devrait stimuler la demande en nouveaux avions de ligne, une demande estimée à 1 600 unités, d'ici 2020.
(Radio Japon international, le 19-03-2007)

Au Liban, menaces d'attentats à l'encontre des militaires de la FINUL…

Le général français Alain Pellegrini, qui a commandé la force internationale d'interposition au Liban, affirme qu'un véritable danger pèse sur les soldats de la FINUL, car les organisations terroristes musulmanes planifient des attaques contre leurs positions. Il a ajouté qu'il ne faisait pas nécessairement allusion au Hezbollah, mais plutôt aux organisations liées à Al-Qaïda.
(Kol Israël, le 23-03-2007)

26.03.2007

Clip FB

Critique du programme de Royal

  • Le SMIC à 1500 €, cela ne règle pas le problème du pouvoir d’achat dans son ensemble. En effet, il s’agit là d’un phénomène bien connu et dont l’inspiration est keynésienne. Une augmentation du SMIC, de la valeur monétaire, on n’augmente pas pour autant le pouvoir d’achat réel, c’est à dire ce que l’on peut acheter.

  Supposons dans une nation :

Une production de 100 Unités de Produits => 1000 €    en T1

Une production de 100 UP => 1500 € en T2

 

Il n’y a pas d’augmentation du pouvoir d’achat, ce n’est qu’une illusion monétaire. Il n’y a pas d’augmentation du pouvoir d’achat réel.

A l’inverse on peut montrer une augmentation du pouvoir d’achat sans augmentation monétaire :

 

100UP => 100€ en T1

200UP => 100€ en T2  

Proposition démago… ?

 

  • La révision de la carte scolaire, très bien, mais cela ne veut rien dire. Comment, quoi changer ? Il y a un manque de précision sur un sujet très important.

 

 

  • Emploi aidé pour les jeunes après avoir fini leur formation. S’agirait-il d’une nouvelle forme d’emploi jeune, avec les conséquences que l’on connaît ? Ce ne sont pas des emplois correspondant forcément à la formation suivie, des emplois précaires. (CPE ?)

 

  • Encadrement militaire dans les centres éducatifs fermé. Il n’est pas utile d’avoir des militaires dans ce genre de rôle, leur job n’est pas celui d’un éducateur. Voudrait-elle de boot-camp à l’américaine ? Les militaires n’ont pas vocation à ce genre de mission surtout depuis la professionnalisation.

 

  • Loi contre les violences conjugales => existe déjà !!!

 

  • Introduire une part de proportionnelle dans le parlement, alors pourquoi critiquer Bayrou sur ce point ??? Sur ce point il y a un accord.

 

  • Service civique. Quoi ? Comment ? Pour quoi faire ?

 

  • Programme scolaire, un renforcement  de l’histoire sur l’esclavage.

Faire plaisir à Mme Tobira ? Mais pourquoi vouloir réécrire l’histoire, n’est ce pas le sujet polémique lorsqu’un député UMP a proposé une loi dans le même genre et que le PS a fustigé !

 

25.03.2007

Position Royal devant les quarties

La candidate socialiste a refusé de faire des banlieues une priorité de sa campagne.

 
"Mon pacte présidentiel ne contient pas de chapitre sur les quartiers populaires parce que tous les objectifs du pacte concernent tous les quartiers de France, tous les Français, d'où qu'ils viennent", a précisé Ségolène Royal, invitée samedi à Villeurbanne par l'association Agir pour la citoyenneté (APC) lors du 9e Parlement des quartiers populaires.
 
''Je ne porte pas de regard misérabiliste sur les quartiers. Vous n'êtes pas un problème, vous êtes une grande partie de la solution'', a-t-elle redit à une foule acquise à sa cause. Paraphrasant Coluche, elle a regretté que "certains (soient) plus égaux que d'autres". "Mais c'est le rôle de la République d'assurer l'égalité entre tous", a-t-elle souligné.
 
Son discours n’a en revanche pas totalement convaincu Karim Zéribi, président de l’association :  "Je me réjouis qu'elle ne traite pas les quartiers populaires à part, mais elle peut être plus offensive, notamment sur l'emploi, l'éducation, la formation ou les transports", a-t-il estimé. Il l’avait en effet invité à s’exprimer en lui lançant : "Ségolène: ne nous décevez pas !". Il a refusé de donner un mot d’ordre pour un éventuel soutien à la candidate du PS. "Entre les deux tours de l'élection présidentielle, il y aura un nouveau Parlement des quartiers populaires à Marseille. Ce sera l'occasion d'étudier le programme des deux finalistes, et on n'est pas sûr à ce jour que Mme Royal en fera partie", a déclaré le président d’Agir pour la citoyenneté.
 
 article du Figaro
 
François Bayrou, candidat à l élection présidentielle 2007  
Elle ne peut pas prétendre que l'on traite de la même façon un quartier populaire qu'un quartier de centre ville, en effet la population n'est pas la même et les problèmes non plus. Il n'y a pas de solution universelle, il faut prendre en compte la spécificité de chaque quartier et pour cela, il faut un travail de terrain. On ne peut pas appliquer le même régime pour tous les quartiers, tous les français...l'égalité peut être la même pour les personnes dans la même situations et pas sans faire de légère différence, nous n'avons aps tous la même chance au départ, la République doit s'efforcer de réduire cette différence. 
 
 

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